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L’Ouest anatolien
est généralement réputé pour des danses d’homme seul dont la forme cyclique
présente des figures complexes semblant figurer l’exploit. Elles sont
toutes construites sur des cycles mélodiques à 9 temps lents groupés
3+2+2+2 ,
ou plus rapides, groupés 2+2+2+3. Ces danses sont nommées zeybek
et, dans les fêtes de mariage, elles sont parfois chorégraphiées par
deux, quatre hommes ou davantage, évoluant en cercle, dans le sens contraire
au soleil.
Dans les régions d’Izmir, d’Aydin, et jusqu’aux contreforts du Taurus,
ces danses connaissent également une grande fortune dans le cadre de
groupes folkloriques associatifs, tout comme dans les collèges et lycées,
où l’on forme des « équipes de zeybek ». Le président
Mustafa Kemal Atatürk a même songé en faire la danse nationale de la
Turquie républicaine.
La danse de zeybek est vécue avec un état d’esprit particulier,
non sans théâtralité ; elle est ritualisée. On a pu voir ainsi s’affronter
deux « théories » du zeybek chez les folkloristes de Turquie
: soit cette danse était rapportée à des origines centre-asiatiques
et chamanistes, soit elle était la rémanence d’un culte initiatique
apollinien.

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